Les effectifs de pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pédicures-podologues continuent de progresser entre début 2025 et début 2026

Jeux de données

Paru le 02/07/2026

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) met à disposition les données sur la démographie au 1er janvier 2026 des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des kinésithérapeutes et des pédicures-podologues. Ces données sont issues du répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé (RPPS) et diffusées dans sur data.drees, dans le jeu de données sur la démographie des professionnels de santé depuis 2012.

 

Au 1er janvier 2026, 111 400 kinésithérapeutes sont en activité, de même que 75 300 pharmaciens, 48 700 chirurgiens-dentistes, 26 400 sages-femmes et 14 600 pédicures-podologues (graphique 1).

 

Graphique 1 – Effectifs des kinésithérapeutes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pédicures-podologues aux 1er janvier 2012, 2020 et 2026 

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Champ > Professionnel de santé en activité au 1er janvier exerçant au moins une activité en France
Sources > RPPS, traitements Drees

 

111 400 kinésithérapeutes sont en activité au 1er janvier 2026  

Inscrits au RPPS depuis 2017, les kinésithérapeutes sont de plus en plus nombreux : + 3,1 % en moyenne chaque année. À l’image des autres professions médicales, la profession connaît une double dynamique de rajeunissement et de féminisation : ils sont âgés en moyenne de 40,2 ans et 53 % sont des femmes au 1er janvier 2026, contre, respectivement 40,9 ans et 51 % de femmes début 2020.

 

Graphique 2 - Pyramide des âges des kinésithérapeutes aux 1er janvier 2020 et 2026

Champ > kinésithérapeutes en activité au 1er janvier exerçant au moins une activité en France métropolitaine ou dans les DROM
Sources > RPPS, traitements Drees

Plus de huit kinésithérapeutes sur dix exercent exclusivement en libéral. Parmi eux, près de la moitié (48 %) travaillent en cabinet individuel et 44 % en cabinet de groupe. L’exercice en groupe attire particulièrement les jeunes professionnels : ils y sont âgés en moyenne de 39,3 ans, contre 42,0 ans pour ceux exerçant en cabinet individuel.

Il y a autant de femmes que d’hommes kinésithérapeutes qui exercent en libéral. Cependant, les femmes kinésithérapeutes sont plus fréquemment salariées (24 %) que les hommes (13 %). Le salariat hospitalier — qui concerne 12 % de la profession — se caractérise par une forte prédominance féminine, avec 70 % de femmes.

 

Le nombre de pharmaciens continue d’augmenter

Après avoir progressé de 2012 à 2016 (+ 2,5 % entre les 1er janvier 2012 et 2016), le nombre de pharmaciens en activité a diminué jusque début 2023 (- 1,5 %) en lien avec le départ à la retraite de générations nombreuses. Depuis trois ans, le nombre de pharmaciens augmente à nouveau, pour atteindre 75 300 au 1er janvier 2026, son plus haut niveau depuis 2012. Ces évolutions sont en partie liées à celles du nombre de places ouvertes en formation, fortement relevé au milieu des années 2000, et maintenu à un niveau élevé jusqu’en 2020. Plus des deux tiers (68 %) des pharmaciens en activité sont des femmes et la moyenne d’âge des pharmaciens en activité s’établit à 46,1 ans au 1er janvier 2026.

 

Une part croissante de pharmaciens salariés

Au 1er janvier 2026, les deux tiers des pharmaciens exercent en pharmacie. En officine, la proportion de pharmaciens libéraux continue de diminuer au profit du salariat : 49 % sont libéraux en 2026 contre 56 % en 2012.

Tous secteurs confondus, la part de pharmaciens salariés poursuit sa croissance (près des deux tiers au 1er janvier 2026 contre 56 % au 1er janvier 2012). En particulier, le nombre de pharmaciens exerçant à l’hôpital public ne cesse d’augmenter : 8 100 pharmaciens y sont salariés au 1er janvier 2026 alors qu’ils étaient 6 200 début 2012. 

La grande majorité des femmes pharmaciens sont salariées (70%) alors que les hommes exercent autant en salarié qu’en libéral. En officine notamment, les hommes sont libéraux à 67 %, alors que les femmes sont plus souvent salariées (60 % des femmes exerçant en officine).

 

La profession de chirurgien-dentiste continue de rajeunir et de se féminiser

Au 1er janvier 2026, 48 700 chirurgiens-dentistes sont en activité, soit + 2,2 % en un an. Depuis 2012, les effectifs de chirurgiens-dentistes ont augmenté de 20,3 %. Cette augmentation est plus marquée depuis 2022 (+ 2,5 % par an en moyenne, après + 0,7 % entre 2012 et 2021), conséquence à la fois du relèvement du nombre de places offertes à la formation depuis le milieu des années 2000 jusqu’en 2020 et de l’augmentation du nombre d’entrées de chirurgiens-dentistes diplômés à l’étranger. L’âge moyen de ces professionnels a diminué de plus de 4 ans sur cette période (43,9 ans début 2026 contre 48,4 ans début 2012).

Majoritairement masculines, les générations qui ont pris leur retraite depuis 2012 ont été remplacées par des promotions plus équilibrées selon le sexe, puis majoritairement féminines. Début 2026, la majorité (51 %) des chirurgiens-dentistes sont des femmes (contre 39 % début 2012).

 

L’exercice salarié, minoritaire, se développe pour les chirurgiens-dentistes

Au 1er janvier 2026, près des trois quarts des chirurgiens-dentistes exercent en libéral exclusivement. Ce mode d’exercice continue de diminuer au profit d’un exercice mixte alliant activités libérales et salariées (pour 8 % des chirurgiens-dentistes) ou exclusivement salarié (17 %). Les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire ce choix : 9 % d’exercice mixte et 26 % d’exercice exclusivement salarié chez les moins de 35 ans début 2026, contre respectivement 5 % et 13 % début 2012.

Quel que soit le mode d’exercice, la pratique en cabinet individuel recule au profit de la pratique en cabinet de groupe ou en centre de santé début 2026, 60 % des chirurgiens-dentistes exercent dans un cabinet de groupe (contre 46 % début 2012), 16% en centre de santé (contre 7 %) et 21 % dans un cabinet individuel (contre 44 %).

En particulier, les activités exclusivement libérales sont de plus en plus fréquemment pratiquées dans des cabinets de groupe : au 1er janvier 2026, 74 % des chirurgiens-dentistes libéraux exercent dans des cabinets de groupe, contre 51 % en 2012. Dans le même temps, le nombre de chirurgiens-dentistes salariés en centres de santé a presque triplé, passant de 2 800 début 2012 à 7 600 début 2026.

 

Le nombre de sages-femmes poursuit sa forte croissance

Le nombre de sages-femmes est en augmentation constante depuis 2012 et s’établit à 26 400 au 1er janvier 2026 (+ 2,6 % en un an ; + 35,2 % par rapport au 1er janvier 2012). Cette augmentation est due en grande partie à un niveau élevé de places offertes à la formation à partir du milieu des années 2000 jusqu’en 2020.

La profession est essentiellement féminine (97 %) et relativement jeune, les sages-femmes ayant en moyenne 41,0 ans. Elles exercent majoritairement en tant que salariées à l’hôpital (53 %). Toutefois, une part croissante d’entre elles choisit un exercice exclusivement libéral (26 % début 2026 contre15 % début 2012) ou mixte (10 % après 5 %). Les sages-femmes libérales exercent toujours majoritairement en cabinet individuel (53 % au 1er janvier 2026) mais de plus en plus souvent en cabinet de groupe (37 % début 2026 contre 14 % début 2012).

 

La profession de pédicure-podologue reste une profession jeune et féminisée, principalement exercée en libéral

Les pédicures-podologues, auparavant recensés dans le répertoire ADELI, sont répertoriés dans le RPPS depuis 2018. Avec 14 600 pédicures-podologues en activité au 1er janvier 2026, le nombre de pédicures-podologues a augmenté de 10,1 % depuis 2018. La profession est très féminine (66 %) et jeune : les pédicures-podologues ont en moyenne 41,6 ans. Ils exercent pour 97 % d’entre eux en libéral, le plus souvent en cabinet individuel (84 % des libéraux).

 

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