Malgré son rôle central dans le système de prise en charge au titre de l’ASE, le métier d’assistant familial est longtemps resté mal défini d’un point de vue législatif. La loi du 27 juin 2005 fait de cette activité une profession à part entière. Dans ce métier, la sphère professionnelle est étroitement liée à la sphère privée, ce qui a des implications sur les conditions de travail des assistants familiaux et sur leur organisation au quotidien.
En 2021, en France métropolitaine, 38 % des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) sont accueillis par 38 000 assistantes familiales1. Cette proportion ne cesse de diminuer depuis 12 ans : elle était de 52 % fin 2012. Parallèlement, le nombre d’agréments d’assistants familiaux a diminué de 8 % entre 2012 et 2023, pour s’établir à 49 500 fin 2023. Le métier d’assistante familiale est, dans une très grande majorité, exercé par des femmes. Cependant, les hommes sont de plus en plus nombreux à accéder au métier. Ainsi, en 2023, ils représentent 12 % de la profession employée par les conseils départementaux, contre 6 % en 2010. L’âge d’entrée dans la profession est élevé, et l’âge moyen des assistantes familiales augmente avec le temps. En 2023, les assistants familiaux, hommes et femmes, employés par les conseils départementaux ont, en moyenne, 54 ans.
Deux tiers des enfants sont accueillis en continu au sein de la famille d’accueil
En 2021, les enfants vivant en famille d’accueil sont âgés en moyenne de 12 ans et y résident pour les deux tiers en continu. 23 % des enfants, accueillis par une assistante familiale, ont une reconnaissance administrative de handicap. Ce taux est nettement plus élevé que pour l’ensemble des enfants vivant à domicile (5 % en 2022) et que pour ceux résidant dans les établissements et services de la protection de l’enfance (15 %).
Quatre enfants sur dix sont accueillis en urgence, sans préparation avec la famille d’accueil
En amont des accueils, les assistants familiaux ont la possibilité d’énoncer un certain nombre de préférences quant au profil des futurs enfants accueillis, visant à construire un projet d’accueil en accord avec leurs souhaits et leur configuration familiale. Cependant, en 2021, 41 % des accueils chez une assistante familiale ont eu lieu en urgence, sans préparation. Des informations sur l’enfant confié ont néanmoins été très souvent communiquées, et dans 88 % des cas, un contrat d’accueil, spécifiant le rôle de l’assistante familiale dans l’éducation ou encore dans l’accompagnement aux soins, a été mis en place avant l’arrivée de l’enfant.
Pour en savoir plus
Amar, E., Tarayoun, T., Vinceneux, K., (2026, janvier). Étude qualitative sur les conditions d’exercice du métier d’assistant familial. Drees, Les Dossiers de la Drees, 134.
Tarayoun, T., et al. (2025, juin). L’aide sociale à l’enfance - Édition 2025. Drees, Les Dossiers de la Drees, 131.
Diallo, CT., et al. (2024, novembre). L’aide sociale départementale : bénéficiaires, dépenses, financement, personnel – Édition 2024. Drees, Les Dossiers de la Drees, 124.
Abassi, É., (2024, juillet). 74 000 jeunes accueillis dans les établissements de l'aide sociale à l'enfance fin 2021. Drees, Les Dossiers de la Drees, 120.
Le Rhun, B. (2024, juillet). Près de la moitié des agréments des assistantes familiales les autorisent à accueillir trois enfants, Drees, Études et Résultats, 1304.
Basse, L. (2024, mars). 60 100 enfants vivent principalement en famille d’accueil en 2019 en France métropolitaine. Drees, Les Dossiers de la Drees, 116.
Le Rhun, B. (2023, décembre). Les assistants familiaux en 2021 : qui sont-elles ?. Drees, Études et Résultats, 1291.
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La profession étant en très grande majorité féminine, on utilise généralement l’accord de genre majoritaire.